Quelle est la différence entre un vélo électrique et un VAE ?

Depuis quelques années maintenant, et suite au bouleversement du COVID ainsi que des problèmes de transports (pollution, bouchons) de plus en plus fréquents dans nos villes, nous sommes de plus en plus nombreux à utiliser d’autres moyens de transport, parmi lesquels le vélo électrique. Depuis l’essor des moyens de circulation électriques (voitures, puis trottinettes), le vélo électrique est aujourd’hui à la mode, et séduit de plus en plus d’adeptes, qui ne peuvent plus s’en passer. Mais savez-vous quelles sont les différences entre vélo électrique et VAE (vélo à assistance électrique)? Sauriez-vous les reconnaitre au premier coup d’œil? Quel type de vélo électrique devez-vous privilégier? Electrabike.fr vous dit tout dans son Mag’Elec !

Le fonctionnement d’un vélo électrique

Le vélo électrique, peu importe sa forme : vélo de route, VTT, de ville ou pliable, possède un moteur qui vous assistera dès votre démarrage jusqu’à l’arrêt de votre vélo. Sur le même principe qu’une trottinette électrique, ou un scooter, vous n’avez aucune amorce, aucun pédalage à faire pour l’activer.

Le moteur électrique est dans ce cas bien plus qu’un assistant, puisqu’avec son moteur auxiliaire, il prend votre rôle, sans que vous ayez normalement besoin de pédaler. Grâce à une manette, et parfois des réglages à faire depuis une application mobile, vous pourrez gérer votre vitesse de transport, sans aucun effort.

Le fonctionnement d’un VAE

Le VAE, abréviation de « Vélo à Assistance Electrique » possède un moteur qui doit vous assister, c’est à dire vous aider lorsque vous en avez besoin. Il se met en route lorsque vous pédalez, et s’arrête en même temps que votre pédalage. C’est un système adaptatif qui calcule le niveau et la quantité d’énergie à appliquer en fonction de votre vitesse, de votre cadence de pédalage également.

Sur la majorité des vélos (encore plus vrai sur le haut de gamme), vous avez un boitier positionné sur le guidon ou sur votre potence, tactile (ou non), digitale, avec toutes les informations transmises en temps réel par le système d’assistance électrique. Il vous est également possible de recueillir ces informations directement sur votre smartphone, si la marque de vélo à assistance électrique possède une application (généralement le cas).

Principale différence : le type de moteur

Après avoir fait un bref récapitulatif de leur fonctionnement, venons-en aux faits : la principale différence entre le vélo électrique et le VAE est le moteur utilisé.

Dans le cas du vélo électrique, le moteur tourne continuellement, et applique une assistance du premier au dernier coup de pédale. La personne sur le vélo n’a besoin de produire aucun effort, que ce soit sur du plat, en montée ou descente. Le moteur d’un vélo électrique est beaucoup plus puissant, et peut dépasser les 45 km/h (et beaucoup plus s’il est totalement débridé). On parle alors de Speed Bike.

Dans le cas d’un vélo à assistance électrique, le moteur commence son action au pédalage. Il est adaptatif, c’est à dire qu’il propose une assistance proportionnelle au pédalage de la personne. Pour fonctionner, le moteur peut utiliser deux « modes » : le capteur de pédalage ou le capteur de couple.

Capteur de pédalage. Grâce à ce système, le moteur du VAE se met en route lorsqu’on commence à pédaler. C’est le système le plus consommateur d’énergie.
Capteur de cadence. Avec ce système, le moteur du VAE ne s’activera qu’en fonction de votre rythme de pédalage. S’il est suffisant, le moteur n’exerce aucune action (le cas sur du plat ou les descentes). Mais si votre rythme s’effondre (en montée par exemple), le moteur prend le relai et vous assite, pour vous éviter de peiner.

Des différences de performances?

Que ce soit en terme de vitesse de pointe, ou de performances de batteries, le vélo électrique et le VAE ne performent pas de la même façon. Passons en revue leurs principales différences de performances.

Vélo électrique ou VAE : qui a la meilleure autonomie?

En prenant le mode « capteur de cadence », le vélo à assistance électrique est sans aucun doute celui qui possède la plus forte autonomie. Grâce à son système de gestion intelligent, qui booste votre pédalage seulement si vous en avez besoin, il consomme beaucoup moins d’énergie qu’un vélo électrique qui est 100% du temps accompagné par son moteur.

Les meilleurs modèles de VAE actuellement annoncent fièrement une autonomie qui frôle les 200 kms, sans avoir besoin de recharger. C’est un peu comme l’autonomie des voitures électriques, tout dépend de votre manière de rouler, de consommer l’énergie. Mais avec une moyenne de 130 à 150 km d’autonomie, le VAE surpasse nettement l’autonomie d’un vélo électrique.

Les meilleurs vélos électriques actuellement sur le marché proposent une autonomie comprise entre 50 et 100 kms. Mais pour avoir une telle autonomie, il faudra y mettre le prix, les vélos électriques étant très chers (malgré les aides de l’état et la démocratisation des modèles et marques).

Les différences en terme de vitesse maximale

Le vélo électrique possède-t-il une vitesse maximale supérieure à celle d’un VAE? Si on prend deux modèles haut de gamme, le vélo électrique est beaucoup plus rapide. On parle d’une différence pouvant aller jusqu’à X2. Un vélo électrique pourra atteindre les 45 km/h, alors que la majorité des VAE restera bridé en dessous des 25 km/h. Impossible donc de rivaliser avec un VAE, à moins d’avoir de (très) bonnes jambes.

Quelle législation pour ces deux types de vélos?

Encore récents sur nos routes, les réglementations autours des vélos électriques (comme celles des trottinettes électriques) est parfois confuse. Surtout, les cyclistes qui ont acheté un vélo électrique ou un VAE n’en ont souvent pas conscience.

Selon la loi française, les vélos électriques (qui peuvent atteindre des vitesses allant jusqu’à 45km/h (et même plus) n’ont pas le droit de rouler sur les pistes cyclables. Ils sont considérés comme des cyclomoteurs, et non plus comme des vélos. Dans les faits, cette réglementation n’est pas respectée, et souvent méconnue.

Concernant les vélos à assistance électrique, la réglementation est différentes. Le VAE, étant des vélos à assistance électrique, sont considérés comme des vélos « classiques ». Ils ne sont pas censés dépasser les 25 km/h, ils peuvent donc rouler sur les pistes cyclables, comme tous les autres cyclistes.

Les obligations de sécurité

Que vous rouliez en vélo « normal », en vélo électrique ou en VAE, nous vous rappelons qu’il est nécessaire de porter un casque adapté, homologué aux normes NF et/ou CE, et qu’il est indispensable de faire attention sur la route, en empruntant au maximum les pistes cyclables.

Nous vous rappelons également qu’il est interdit de téléphoner lorsqu’on est à vélo, tout comme d’écouter de la musique avec ses écouteurs. Vous pouvez être sanctionnés par des amendes, parfois salées, pour ce genre de comportement. Tous les ans, plusieurs centaines de cyclistes sont tués en France, à cause d’une négligence d’un automobiliste ou du cycliste lui même.

VAE ou vélo électrique : lequel choisir ?

Tout dépend de vos besoins. L’un n’est pas mieux que l’autre. Ils utilisent les mêmes principes, mais de manière différente, et n’ont pas réellement la même utilité.

VAE est une aide à la pratique du vélo, qu’on retrouvera sur des vélos de ville, mais également de plus en plus sur des vélos de route (pour avoir l’opportunité de grimper les cols pyrénéens ou alpestres par exemple. De plus en plus de VTT sont équipés également, et proposés à la location pour partir en randonnées.
Le vélo électrique vous permet de ne faire aucun effort, et de profiter de la vue. Beaucoup plus puissant, il permet d’atteindre des vitesses beaucoup plus élevées, à l’inverse du VAE. Pour des trajets longs, sans vouloir faire d’efforts (par exemple pour aller au travail), il est préférable d’acheter un vélo électrique.

Dans notre cas, nous préférerons les VAE car nous aimons gardé le plaisir de rouler, et d’être assisté vraiment si nécessaire. Le budget pour un tel achat pourra également vous orienter vers l’un ou l’autre.